
Antisthène voit le jour autour de 445 avant J.-C., d’un père athénien et d’une mère thrace. Déjà, ce mélange d’origines lui vaut quelques déboires dans une société qui prend la citoyenneté très au sérieux. Athènes, pour lui, n’est pas qu’une simple ville, c’est un terrain de jeu intellectuel où les penseurs s’affrontent plus souvent par la rhétorique que par l’épée.
Si Platon préférait les salons de l’élite, Antisthène n’hésitait pas à philosopher dans la rue, avec les pieds dans la poussière et les yeux rivés sur la réalité crue. C’est là toute la différence. Pas de décorum, pas d’idéalisme : la vérité, selon lui, n’a pas besoin d’être polie pour être saisie.
L’Élève de Socrate qui n’aimait pas la théorie
Antisthène se forme auprès de Socrate, ce grand maître de la dialectique. Mais contrairement à Platon, il ne s’embarrasse pas de théories abstraites. L’essentiel, selon lui, est de vivre conformément à la vertu et non d’en discuter des heures autour d’un banquet.
Quand Socrate prônait la recherche de la vérité par la dialectique, Antisthène prônait la pratique immédiate. Une philosophie pragmatique qui déplaît à bien des savants de l’époque. D’ailleurs, la plupart le considéraient comme un marginal, un peu trop brutal dans son approche.
Pourtant, Antisthène ne cherchait pas à convaincre, mais à vivre selon ses principes. Ses discours étaient tranchants, directs, sans fioritures. Certains le voyaient comme un provocateur, d’autres comme un sage lucide qui refusait de se perdre dans des spéculations oiseuses.
La Philosophie Cynique : Un Art de Vivre qui déplaît
Antisthène prône une vie simple, dénuée de confort superflu. Sa philosophie repose sur l’authenticité et le détachement vis-à-vis des biens matériels. La vertu, c’est l’autonomie, la capacité à se suffire à soi-même sans s’appuyer sur les conventions sociales ou les richesses matérielles.
Cela ne plaît pas à tout le monde, évidemment. On le qualifie de provocateur, de misanthrope, voire d’excentrique. Mais Antisthène s’en moque royalement. Pour lui, la reconnaissance sociale est une illusion. Ce qui compte, c’est la cohérence intérieure.
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